Le vieillissement de la population,
un des grands enjeux sanitaire, économique et sociétal des prochaines années
Le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans risque d’être multiplié par 2,5 entre 2000 et 2040, particulièrement à partir de 2020 qui voit arriver la génération des “baby boomers”. Ce vieillissement s’accompagne d’une augmentation des pluri-pathologies liées à l’âge et d’une aspiration croissante à bien vieillir chez soi… Autant de problématiques qui posent l’urgence d’organiser au mieux les conditions du maintien à domicile et la gestion de la dépendance.
Innover pour mieux vivre chez soi
Cette action menée par e-Meuse santé questionne comment les solutions numériques connectées peuvent faciliter la vie à domicile des personnes fragiles, âgées ou en situation de handicap. Elle y apporte une dimension expérimentale pour tester, valider et déployer des solutions techniques et organisationnelles adaptées.
Elle s’inscrit dans une démarche partenariale avec les Départements et les acteurs de proximité déjà engagés.
Quelles solutions pour le maintien à domicile ?
Le maintien à domicile repose sur trois leviers essentiels :
Grâce à des dispositifs de domotique connectés qui facilitent les gestes du quotidien et sécurisent l’environnement.
Avec des outils capables d’analyser les comportements pour signaler précocement troubles, incidents ou accidents, et mettre en place des réponses adaptées
Qui mettent en relation les personnes avec leurs proches et avec un réseau de prestataires locaux (services publics, courses, services à la personne…)
Les innovations testées doivent aussi renforcer :
- Les échanges d’informations pour fluidifier le travail en réseau
- Les solutions de télémédecine intégrées ou mobiles pour garantir l’accès aux soins à domicile malgré la perte de mobilité et/d’autonomie
- Le suivi des maladies chroniques et la gestion des parcours de soins
- Les actions de prévention qui stimulent l’implication des personnes dans leur propre santé
Un appel à expérimentation dédié au bien vivre à domicile
En 2023, un APE lancé par e-Meuse santé a permis d’identifier et de tester 9 nouvelles expérimentations, en phase POC (Proof of Concept) sur les 3 territoires. Elles ont également été testées en établissements spécialisés de type EHPAD. Elles traitent de sujets complémentaires tels que :
- la dénutrition
- l’éducation thérapeutique à distance
- l’adaptation du logement
- la détection des chutes
- l’aménagement d’aides techniques
- des formes d’accompagnement et de service quotidien.
Après chaque expérimentation de nombreux indicateurs sont suivis tels que l’amélioration du confort de vie et de la sécurité des personnes, le maintien d’un lien médical, médico-social et social, l’accessibilité aux services et le développement d’une offre de proximité.
Et maintenant ?
Après l’achèvement de la phase POC fin 2025, une réflexion partagée s’ouvrira entre les 3 départements partenaires sur la manière d’intégrer les résultats dans leurs politiques d’autonomie respectives.
En phase 2, quatre expérimentations seront sélectionnées pour une expérience de 2 ans déployée à l’échelle des 3 départements.
Pour poursuivre sa recherche de solutions au maintien à domicile avec encore plus d’agilité, e-Meuse santé teste également en parallèle des innovations portées par des start-ups, à qui elle attribue des budgets d’expérimentation plus modestes. Début 2026, cinq à six expériences flash vont être testées, comme par exemple, un capteur connecté à la box wifi du domicile qui permet la détection de chute sans autre appareillage. À suivre…